Source : PubMed PMID 28332760 · etude in vitro · (abstract seul)
Objectif — Eryngium campestre et E. amethystinum sont des herbes épineuses appartenant à la famille des Apiacées et poussant spontanément dans les pâturages pierreux et les prairies sèches, de préférence sur des substrats calcaires. Dans les pays méditerranéens, ces plantes ont été utilisées comme aliment ou comme remèdes traditionnels pour traiter divers maux. Dans le présent travail, les auteurs ont analysé la composition chimique des huiles essentielles et évalué leurs effets cytotoxiques sur des cellules cancéreuses humaines.
Méthodes — La composition chimique des huiles essentielles distillées à partir des parties aériennes a été analysée par GC-FID et GC/MS. Leurs effets cytotoxiques ont été évalués sur un panel de cellules cancéreuses humaines, à savoir A375 (mélanome malin humain), MDA-MB 231 (adénocarcinome mammaire humain) et HCT116 (carcinome du côlon humain), par le test MTT. Par ailleurs, les huiles essentielles d’Eryngium ont été évaluées pour leurs activités antioxydante et d’inhibition de l’acétylcholinestérase (AChE).
Résultats — Les deux huiles essentielles étaient riches en hydrocarbures sesquiterpéniques, avec le germacrène D comme composé majeur, accompagné d’allo-aromadendrène, de β-élémène, de spathulénol et de lédol. Elles se sont révélées hautement cytotoxiques sur les cellules tumorales, avec des valeurs de CI50 (1,65-5,32 et 1,57-2,99 μg/ml pour E. amethystinum et E. campestre, respectivement) comparables ou proches de celles du médicament anticancéreux cisplatine. L’huile essentielle d’E. amethystinum a présenté une activité antioxydante modérée, tandis que celle d’E. campestre a montré une faible inhibition de l’AChE.
Conclusion — Les huiles essentielles d’E. campestre et d’E. amethystinum, riches en sesquiterpènes avec le germacrène D pour composé majeur, présentent une forte cytotoxicité sur les lignées cellulaires cancéreuses testées, comparable à celle du cisplatine.